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Lettre d'information 

Ces derniers mois, les soupçons de corruption ont dĂ©frayĂ© la chronique du tennis. En cause : des mouvements de fonds anormaux sur des sites Internet spĂ©cialisĂ©s dans les paris sportifs, laissant penser que des matches ont pu ĂŞtre truquĂ©s, mĂŞme si rien n’a, Ă  ce jour, Ă©tĂ© prouvĂ©.

Parallèlement, la pression de la Commission européenne pour que la France renonce au monopole du PMU et de la Française des jeux dans le domaine des paris sportifs, au nom de la libre concurrence, paraît porter ses fruits.

Les mesures
Le marchĂ© des paris en ligne : selon la FĂ©dĂ©ration française de tennis (FFT), qui a rĂ©alisĂ© une Ă©tude Ă  l’occasion de l’Open de Paris-Bercy 2007, entre 500 millions et 1 milliard d’euros ont Ă©tĂ© engagĂ©s en paris sur le tournoi, avec des pics Ă  15 millions d’euros sur certains matches. Ce secteur est en expansion.

Des actions en justice : la FFT a assignĂ© plusieurs sites en justice, en rĂ©fĂ©rĂ© Ă  Liège (Belgique) et sur le fond Ă  Paris, demandant l’interdiction des paris concernant ses tournois. Le tribunal de Liège l’a dĂ©boutĂ©e fin avril. La dĂ©cision du tribunal de grande instance de Paris est attendue fin mai. La sociĂ©tĂ© de paris sportifs en ligne Bwin a de son cĂ´tĂ© assignĂ© la FFT pour diffamation.

Un dispositif de prĂ©vention et de contrĂ´le : toutes les personnes accrĂ©ditĂ©es par le tournoi doivent signer une charte qui prĂ©cise qu’elles s’engagent Ă  “ne se livrer Ă  aucune forme de spĂ©culation ou de pari”. L’organisation a prĂ©vu des Ă©quipes de contrĂ´le dans l’enceinte du stade. Un logiciel sera utilisĂ© pour tenter de dĂ©celer des mises inhabituelles sur les sites de paris en ligne. Une collaboration a Ă©tĂ© initiĂ©e avec les Ă©quipes des renseignements gĂ©nĂ©raux.

Eric Woerth, ministre du budget, a annoncĂ©, en avril, que la France devrait se plier Ă  cette demande en 2009, mais que “l’ouverture sera maĂ®trisĂ©e et rĂ©gulĂ©e”. Autrement dit, des sites de paris en ligne devraient rapidement ĂŞtre lĂ©galisĂ©s en France.

Face Ă  cette double actualitĂ©, la FĂ©dĂ©ration française de tennis fait valoir ses intĂ©rĂŞts. Elle demande qu’un organisateur d’Ă©vĂ©nements sportifs puisse commercialiser un droit d’exploitation des paris liĂ©s Ă  ces Ă©vĂ©nements, comme il le fait avec le droit de tĂ©lĂ©diffusion.

L’enjeu est considĂ©rable. Un tel système pourrait ĂŞtre très lucratif.

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